Agriculture Naturelle

 

Livre « L’Agriculture Naturelle », de Masanobu Fukuoka

(Théorie et pratique pour une philosophie verte).

 

Deuxième ouvrage de Masanobu Fukuoka.

Ce livre, sorti en 2004,

fait suite ou écho à son 1er livre

« La révolution d’un seul brin de paille ».


 

     

 

L'Agriculture Naturelle.

" Travailler avec la nature plutôt que contre elle, en s’appuyant sur quatre principes de base :

pas de labour, pas de fertilisant, pas de désherbage, pas de produits chimiques.

Ne pas demander l'impossible à la nature.

En retour, Masanobu Fukuoka, obtient, des rendements incroyablement élevés.

Au lieu de s'efforcer d'en faire toujours un peu plus, il a recherché le moyen d'en faire moins, de mettre fin aux travaux inutiles et, cependant, sa terre s'enrichit d'année en année. Il a réduit ses coûts, ses équipements et, moyens techniques au strict minimum, pour s'en tenir à une économie indépendante propre à préserver un cycle naturel plus sain et plus équilibré.

Il nous offre l'image stimulante d'une terre convenablement gérée, pierre angulaire d'une société de suffisance, de permanence, et permettant l'auto-régénération.


 

En cette époque de spécialisation outrancière, sa manière de saisir l'ensemble des relations réciproques, existant entre tous les aspects de la société humaine et la nature est une source de joie et d’espoir.

Il renverse les idées préconçues et les réductions rationalistes du monde, pour nous faire découvrir les racines d'un mode de vie sain et authentique, qui s’épanouit grâce à cette pratique de l'Agriculture Naturelle.

 

« Inventeur », promoteur et défenseur de l’Agriculture Naturelle ou sauvage, Masanobu Fukuoka nous présente dans son ouvrage, sa philosophie de vie, sa foi dans l’art du non-agir et des conseils techniques pour faire avec la nature et non contre elle, (un principe que l’on retrouvera au coeur du concept de permaculture).

 

Masanobu Fukuoka, (ancien microbiologiste spécialisé dans les maladies de la flore, et inspecteur des douanes pour l’agriculture), est surnommé le philosophe vert. Il a consacré plus de 50 ans de sa vie à l’agriculture qu’il considérait comme un terrain d’entraînement à la sagesse.


 

Un livre pour qui ?

Ce livre de Masanobu Fukuoka n’est pas un manuel de permaculture, il s’agit plutôt d’un plaidoyer philosophique pour un respect total de la nature dans le but d’aboutir à une société autosuffisante, capable de s’autorégénérer et développer des échanges humains plus équitables.

Il démontre dans ce livre que :

                « chacun est capable de cultiver un coin de terre ».

 

À la fois théorique et pratique, ce livre aura un grand intérêt pour toute personne souhaitant cultiver la terre en respectant la nature, du permaculteur néophyte au plus confirmé en passant par l’agriculteur en recherche de changement dans ses pratiques ou encore tout porteur de projet agricole régénérateur.

Particuliers comme professionnels pourront se sentir conforter dans leur volonté de transition, de changement de mentalité et trouver conseils théoriques et pratiques pour accompagner leur démarche, car ce très bel ouvrage est porteur d’espoir, de solutions concrètes et empreint d’une grande spiritualité !

Enfin, la lecture de « L’agriculture naturelle » permettra à tous de s’imprégner de la sagesse de celui qui était aussi surnommé le Lao Tseu des temps modernes.   »

 

Contenu du livre de Masanobu Fukuoka

« L’idée fondamentale de l’agriculture naturelle est que la nature doit rester libre de toute ingérence et intervention humaines. »

Restaurer la nature détruite par le savoir et l’action de l’homme, tout en essayant de ré-ouvrir des chemins d’accomplissement humains et spirituels.

Masanobu Fukuoka aborde l’agriculture comme une philosophie.

Son livre permet de découvrir comment, avec sagesse et humilité, l’auteur a réussi, sur son île de Shikoku au sud du Japon, à revenir à une agriculture naturelle, respectueuse de la nature et de l’humain, sans aucun travail du sol ni fertilisant ou engrais chimiques.


Les deux premières parties du livre constatent les échecs de l’agriculture scientifique et intensive et démontrent dans quelle mesure la science de l’agronomie est limitée, car compartimentée, ne permettant pas une compréhension globale de la nature.

Dans le 3e et le 4e chapitre, Masanobu Fukuoka explique sa théorie de l’agriculture naturelle et développe les différents moyens qu’il a expérimentés pour la mettre en pratique. Il partage avec nous ses expérimentations très complètes dans les domaines de l’élevage, la culture de céréales, de fruitiers, de légumes... avec des résultats stupéfiants en termes de rendements, de fertilité, de résilience et d’autorégénération. On y apprend par exemple, quels sont les 4 principes de l’agriculture naturelle, comment changer notre regard sur la nature et quelles alternatives utiliser pour lancer sa ferme naturelle (réserve de bois, création d’un verger, début d’un jardin potager, etc.).

De nombreux conseils techniques pour la culture naturelle du riz, de l’orge et du blé y sont donnés.

Enfin, dans une dernière partie, Masanobu Fukuoka s’intéresse à l’ordre naturel des choses et aux différentes façons de le respecter aussi bien dans l’alimentation, que dans l’agriculture et la vie quotidienne."

Extraits de l'article :

(  www.permaculturedesign.fr/livre-permaculture-agriculture-naturelle-art-du-non-agir-theorie-et-pratique-pour-philosophie-verte-masanobu-fukuoka )

 

 

Citations de Masanobu FUKUOKA :

 

- L’ Agriculture est au centre du changement humain.

 

- Ne pas isoler un aspect de la vie d’un autre.

Changer la manière de faire pousser notre nourriture,

c’est changer de croyances, changer de valeurs, changer de nourriture,

changer de manière de consommer, et changer la société.

 

-Nous sommes ce que l’on mange.

 

-Donner un forme à ses pensées.

-On ne peut offrir aux autres ses propres réflexions,

si on ne les met pas en pratique soi-même..

 

-Médecins et médicaments deviennent nécessaires

quand les gens créent un environnement malsain.

 

-La limite du développement scientifique est atteinte.

On cherche souvent  maintenant à soigner le déséquilibre qui a été créé.

 

-« Chacun doit dépasser l’horizon de sa spécialité.

Savants, politiques, médecins, artistes, philosophes et religieux devront un jour être capables de regarder un champs, en parler ensemble et de voir que l’agriculture est le fondement de la vie, de la santé et des vraies richesses humaines…. »

Car elle n’emmène plus dans sa tombe avec elle ce qu’elle travaille et utilise, mais elle le bonifie…

 

-L’humanité ne sait rien.

Chercher la cause de la cause est une chaîne sans fin qui dépasse les facultés de compréhension humaines, d’autant plus que la spécialisation de la science a créé des disciplines morcelées et séparées.

 

-Il faut voir un phénomène dans sa totalité,

sans oublier que cette totalité comprend ce qu’on connaît et ce qu’on ne connaît pas.

La science moderne refuse le mystère, réduit la vie à ce qui est connu

et agit avec la prétention que ce qu’elle ne connaît pas

peut être ignoré en toute sécurité.

Wordsorth a dit :

"Notre intelligence touche à tout,

Déforme les belles formes des choses.

Nous tuons pour disséquer…"

 

- La spécialisation de la science en fait des disciplines morcelées et appauvries.

Les agronomes ne s’intéressent plus qu’à la plante,

Ils oublient de s’intéresser au sol et à ses micro-organismes.

 

- On perd Joie et bonheur dans l’effort de les posséder.

Observons et entretenons ce mystère de la vie qui nous nourrit et nous ravit.

 

- Ce n’est pas la connaissance seule qui nous donne le sens du tout,

Mais la joie que nous pouvons avoir en ne détruisant pas, en ne prenant pas,

en travaillant avec bienveillance pour la vie.

 

L’essentiel est de semer, amener de la vie et de la joie plutôt que de la posséder, la contrôler.

 

- Le but ultime de l’agriculture naturelle n’est pas la culture des récoltes,

mais la perfection de l’humain.

Etre là, à l’écoute de tous ses sens, pour nourrir le corps et l’âme, en développant la bienveillance.

 

-Les gens travaillent mieux quand ils travaillent pour le bien de l’être humain

et non pour une plus haute production ou une plus haute efficacité.

 

-Faire pousser des récoltes est un changement culturel qui requiert de la connaissance et des efforts constants.

 

-L’Agriculture sauvage / naturelle procède de la santé intérieure et spirituelle de l’individu.

 

-La guérison de la terre et la purification de l’esprit humain sont un seul processus.

 

-L’Agriculture sauvage / naturelle est une manière de vivre et cultiver dans laquelle ce processus de transformation pratique et bienfaisante de soi et du monde peut se réaliser.

 

-L’Agriculture sauvage / naturelle est une Agriculture du non agir ou du moins agir.

Elle n’est pas contre le travail mais contre le travail inutile.

 

-L’Agriculture sauvage / naturelle suit 4 principes majeurs :

  • pas de labour
  • pas d’engrais ou fertilisant
  • pas de désherbage
  • pas de produits chimiques
  •  ( voir :  pas de semaille, pas de taille )

 

-L’Agriculture sauvage / naturelle  ne sera jamais parfaite,

ne sera jamais appliquée dans sa forme véritable

mais elle existe en tant qu’idéal, nous guidant par ses principes d’équilibres majeurs.

Il s’agit d’avoir, le moins possible, recours à toute intervention et  tout savoir humains (inutiles).

 

-Parfois, les nombreux efforts pour protéger l’écologie sont eux mêmes destructeurs.

 

-La nature a été lésée par l’action de l’homme et de son savoir. Trop limité…

Lorsque l’on cesse l’exploitation de ces instruments, la nature retrouve sa productivité.

 

-La pluie ne tombe pas des cieux, elle provient du sol.

 

-La pluie cesse de tomber quand la végétation a disparu.

Construire un barrage en plein désert traite les symptômes et pas la maladie.

Il faut pas à pas gagner sur le désert, en apprenant à replanter les anciennes forêts.

 

Au lieu de donner 100 explications, la meilleure voie est de les mettre en pratique.