L’Agro-écologie : Nourrir & Réparer, Produire & protéger.

Agro-Ecologie : .... pour l'Homme et la Planète.

 

Ce qui est fait içi

est bénéfique pour nous,

mais aussi pour d'autres, très loin, ailleurs.

 

Produire et consommer local, durable, éthique, içi ..... laisse aux autres (ailleurs) la chance de pouvoir le faire aussi chez eux :

 

Agro-écologie et Permaculture peuvent recréer de l'emploi et de la qualité de vie en même temps :

- beaucoup plus de petites unités de production paysannes et/ou maraichères, en polyculture, en milieu rural ou péri-urbain...

- de l'emploi rural ou péri-urbain (direct et induit), mieux réparti, plus agréable, digne et correctement payé.

- désurbaniser, décentraliser, "renaturer",

- reverdir les villes et les déserts...

- prévenir et absorber les catastrophes environnementales, alimentaires et humaines...

 

Les Achats des consommateurs sont la base économique de cette évolution.

 

Arrêter l’éradication chimique et destructive pour l'Homme et la planète:

 

Essayer de faire évoluer nos modes de pensée et d'action :

on n'élimine pas une espèce, on rajoute celle qui manque à l'équilibre ;

on rajoute le(s) maillon manquant pour créer un véritable écosystème naturel

donnant une production stable et variée.

Bienveillance, Tolérance,

Respect, Entretien et Equilibre des biodiversités,

que l'on peut appliquer à la nature, la vie et la société entière.

 

La Nature et l'éducation avec la nature peuvent nous aider à sortir d'une conception dualiste " Bien / Mal " et du cercle vicieux de la sur-enchère destructive.

Chaque jour, déchiffrer le livre de la nature, aide et permet de chercher et élaborer sans cesse des modèles de coopération avec la nature et notre environnement.

Vivre en contact avec la Nature, participer à son travail.

La relation avec la nature fait découvrir sans cesse de nouvelles choses, créatures, cycles, symbioses et interactions bénéfiques insoupçonnées; elle apprend à gérer et prendre soin du vivant, elle prépare et aide à se débrouiller face aux difficultés et aux dangers, imprévus ou nouveaux.

 

Ne pas oublier cette offrande de la Nature, des plantes et animaux qui nourrissent notre corps et notre âme, comme partie d'un tout, oû toutes les créatures vivantes ont une âme, et oû la vie peut s’harmoniser grâce à la diversité inimaginable de la vie (des micro-organismes... jusqu’au arbres, humains et animaux.).

 

 

L’agro-écologie peut réparer et nourrir la planète.

 

Vers une Agriculture résiliente plus agréable à pratiquer, à vivre.... pour tous.

Les grands maîtres de l’agriculture naturelle (depuis Masanobu Fukuoka, Bill Mollison/David Holmgren…jusqu’à Pierre Rhabi, Sepp Holzer…), et les mouvements humains qu'ils ont fait naître, ont déjà commencé à redessiner l'avenir.

 

Comme le dit Sepp Holzer:

" Les politiques n’ont jamais appris et ne se sont jamais rendus compte que l’agriculture se base sur la communication, la compréhension et le respect de la nature.

Il faut agir sans attendre les politiques, qui vivent fermés à la nature, et suivent les mouvements sociaux qui émergent pour rester au pouvoir.

La vraie politique commence chez soi, par une démarche naturelle.

Le pouvoir (et la liberté) doit rester entre les mains des personnes qui habitent sur les terres, qui les exploitent et en vivent, et non de l’administration qui industrialise, spécialise, abandonne et isole au nom et au bénéfice des lobbies en faisant disparaître diversités, connaissances et créativités."

 

L’eau :

Partout, cela passe par une bonne gestion de l’eau et de l’humidité dans le sol….

Pour limiter les catastrophes, apprendre à gérer l’eau dans nos régions humides, ou reverdir jusqu’au désert :

Arrêt de l’érosion du sol, Captation et utilisation des écoulements de l’eau, Réhydratation du territoire de manière passive et constante, Régénération de biotopes, Remplissage des nappes phréatiques…..

   Sepp Holzer dans son livre "Désert ou Paradis" explique comment

      « Recréer des paysages aquatiques complets » naturels et productifs :

       - voir la page sur " l'Eau " .

        et penser des villes et habitats intégrés aux caractéristiques de la nature pour mieux vivre et absorber les catastrophes.

 

 

 

Agro-écologie, Permaculture et Emplois.

 

Techniques de Maraîchage tellement efficaces que :

 

L’INRA et Agro-pari-Tech, sur le projet de micro-ferme de la Bourdaisière, (http://saint-marthien.net/2013/10/11/micro-ferme-davenir-de-la-bourdaisiere/ ), étudient la possibilité de créer en France, un emploi décent à temps plein, pour une personne, sur seulement 1000 m2  (43H de travail/hebdo)… à la campagne ou dans le péri-urbain. (Rapport des "1000 M2" sur le site web de la Ferme du Bec Hellouin).

1000 m2  de culture = 1 emploi décent. 

1350 m² fournirait un revenu mensuel de 1680 € net.

Rapport des "1000 M2" de la Ferme du Bec Hellouin. La rentabilité s'installe après 1 an :

Avec un ou une associé(e) ayant un statut agricole à temps plein, la surface cultivée atteindrait 1350 m²,

et le revenu mensuel net serait alors de 1680 € dans le scénario B et de 1520 € dans le scénario H.

 

Les nombreuses techniques agro-écologiques évoluent sans cesse avec la science moderne et l’expérience: Agro-foresterie (Arbres et céréales), le Push-Pull, Aquaponie, HugelKulture, wicking-beds, (maraîchage hors-sol ou pas)...

 

 

L'Agroforesterie :

 

Polyculture naturelle aussi rentable que l'agriculture chimique (cf: étude de l'iNRA sur 80 ha):

  ( Culture de céréales entre des rangées d'arbres: Polyculture écologique efficace gràce à l'association avec les arbres )

 

L’Agro-écologie en milieu urbain / péri-urbain :

 

Culture verticale :

D’après les  « Tuyaux comestibles dans les arbres » de Sepp Holzer, voici une « Tour à fraisiers/salades/Ail… » améliorée par auto-irrigation (qui fonctionne dans notre cour grâce à de la captation/stockage d’eau de pluie du toit).

 

La Permaculture :

En intégrant l’agro-écologie dans la création d’habitats durables et la conception de sociétés durables, on entre dans la permaculture.

La Permaculture est un ensemble de principes et d’applications pour concevoir des habitats

humains et des systèmes agricoles basés sur l'écologie.

Concevoir et mettre en œuvre des lieux de vie (organisations humaines) basés sur l’imitation de la nature,

pour créer des écosystèmes économiquement viables, écologiquement durables et socialement équitables…

équitables pour la France, pour l’Europe … mais aussi pour le reste du monde.

 

La Permaculture associe l’ancien et le nouveau, elle associe des connaissances acquises

par l'observation de la nature, des connaissances scientifiques et l’expérience traditionnelle.

Elle cherche à orienter, favoriser la dynamique des écosystèmes plutôt qu’à les forcer et les

détruire.

Elle cherche une abondance globale partout, et non pas une monoproduction sur-abondante (localisée et fragilisée).

Elle obtient au final un meilleur rendement, et un meilleur environnement naturel et

social… car elle demande moins de matériaux, moins d’énergies et moins de travail humain.

Et, qui dit « moins de temps de travail humain »....

… dit « plus de temps pour profiter de la vie et de son environnement ».

La Permaculture n'élimine pas une espèce,

mais rajoute celle qui manque à l'équilibre d'un milieu ;

Elle rajoute le(s) maillon(s) manquant pour créer un véritable écosystème naturel

donnant une production stable et variée.

Bienveillance, Tolérance,

Respect et Entretien des biodiversités,

que l'on peut appliquer à la nature, la vie et la société entière.

 

 

Eco-hameau, "mini lotissement agro-écologique".... regroupement de micro-fermes:

Voici içi une video (sur le Regroupement de micro-fermes, ) de l'Ecole de permaculture du Bec Hellouin (P. et C. HERVE-GRUYER ) :

https://www.youtube.com/watch?v=VjQUh5-CnZk

 

 

Notre model socio-économique arrive à son terme :

Nous sommes au bout de notre model socio-économique :

Le grand économiste américain (James K. Galbraith) a dit sur France-info le 16-01-2015  qu’il y aura de moins en moins d’emploi notamment parce que la technologie est de plus en plus efficace pour remplacer l’homme dans les usines …

Beaucoup de chômeurs ou de gens venant de l’industrie (urbains ou pas) pourraient souhaiter travailler dans une agriculture moderne, résiliente, plus agréable à pratiquer, et tout aussi rémunératrice, si on leur donnait l’accès à la terre.

On peut freiner la réduction/concentration de l’emploi en s’orientant vers le durable.

Cela concerne l’humain, la nature et les grands domaines de la société dont parle si bien le « Mouvement Colibri ».

 

Le programme des Colibris ( "disons, ce qu'on en a retenu") :

Aujourd‘hui, le mouvement Colibris fait des propositions dans les 5 grands domaines (économie, agriculture, énergie, éducation et démocratie), argumentées par de nombreux experts venant de différentes associations ou collectifs : NégaWatt pour l’énergie, Solagro pour l’agriculture, le réseau américain d’entrepreneurs et de citoyens BALLE (Business Alliance for Local Living Economies) pour l’économie....

Les propositions de base des Colibris redonnent, il me semble, aux citoyens et aux mouvements associatifs, plus d’influence sur les choix de société qui font notre vie de tous les jours.

www.colibris-lemouvement.org/

 

Voici ce que j’ai compris chez les Colibris et que je soutiens parmi les principales propositions de ce mouvement:

Agriculture :

  • « A manger pour tous » : Souveraineté Alimentaire (des lois ! pour individus et pays), relocaliser, agro-écologie, circuits courts, achat bio local équitable, faire pousser partout (ville/campagne), produire soi-même, soutenir l’installation de petits paysans écolo, inciter les élus à aider à leur installation, aider/financer « Terre de liens » pour installer plus de paysans en agro-écologie.

Education :

  • enseignant-chercheur en pédagogie autour de la découverte et connaissance de soi, l’étudiant choisi son plan d’étude (matières-disciplines), la nature au cœur de l’enseignement des enfants (connaissance/immersion…), formation des enseignants tout au long de leur carrière, liens avec vie active… soutenir l'enseignement de Philosophie-spiritualités, politique et droit constitutionnel…

Economie :

  • décentraliser le pouvoir économique et financier, régulation et transparence effective des marchés financiers, séparer banques de dépôt/banques d’investissement, réintégrer coûts sociaux et environnementaux dans le prix des produits, tous les acteurs économiques associés à la gouvernance de la création monétaire, monnaies citoyennes locales,…

Energie-Habitat :

  • réduire ses consommations, développer énergies renouvelables, mix énergétiques, relocaliser, droits à de l’énergie durable pour les plus précaires, compenser…

Démocratie :

  • Une assemblée populaire (pour revoir la Constitution), créer la L.i.C ( Loi ou référendum d’initiative populaire : une pétition de 130 000 signatures fige et renvoie un projet/Loi devant le parlement) pour garder une influence sur les choix de société mis en place, réduire la professionnalisation de la politique…

 

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Permaculture et Agro-écologie, c'est plus que consommer bio, local et équitable pour sa santé, l'emploi ou la planète.

c’est aussi laisser aux autres les possibilités de produire et vivre de leur mains.

….de construire eux-mêmes leur autonomie….

 

 La «  Souveraineté alimentaire », une base pour les « Droits de l’Homme ».

Jean Ziegler  (ancien rapporteur spécial à l’ONU pour le droit à l’alimentation, 2000-2008) cite les 5 raisons principales de la faim dans le monde :

- la spéculation sur les denrées alimentaires

- les agro-carburants (alimentaires)

- la dette extérieure

- le dumping agricole

- le vol des terres (Accaparements des terres, voir Association "GRAIN" ).

« Plus d'un milliard de personnes dans le monde souffrent de la faim et de la malnutrition alors que les sociétés transnationales continuent à spéculer avec l’alimentation ». (Via Campesina, 10 octobre 2014).

La Souveraineté alimentaire : un nouveau droit à conquérir  (www.confederationpaysanne.fr)

« … la souveraineté alimentaire n’est pas considérée comme un droit, mais de nombreuses passerelles sont établies avec les droits humains, tels que le  « droit à l’alimentation » et les « droits paysans », défendus auprès de l’ONU* par La Via Campe­sina. De nombreuses organisations européennes se battent pour une Politique agricole commune dans le cadre de la souveraineté alimentaire.

La souveraineté alimentaire désigne le droit des populations, de leurs Etats ou Unions à définir leur politique agricole et alimentaire, sans dumping vis-à-vis des pays tiers. Elle inclut :
la priorité donnée à la production agricole locale pour nourrir la population, l’accès des paysan(ne)s et des sans-terre à la terre, à l’eau, aux semences, au crédit. D’où la nécessité de réformes agraires, de lutter contre les OGM pour le libre accès aux semences, et de garder l’eau comme un bien public à répartir durablement ;
le droit des paysan(ne)s à produire des aliments et le droit des consommateurs de décider des aliments qu’ils veulent consommer, de qui les produit et comment ;
le droit des Etats à se protéger des importations agricoles et alimentaires à trop bas prix, et des prix agricoles liés aux coûts de production. Pour cela, les Etats ou Unions doivent avoir le droit de taxer les importations à trop bas prix, s’engagent pour une production paysanne durable et maîtrisent la production sur le marché intérieur pour éviter des excédents structurels ;
la participation des populations aux choix de politique agricole ;
la reconnaissance des droits des paysan(ne)s, qui jouent un rôle majeur dans la production agricole et l’alimentation. »  Forum Nyéléni – Mali, 2007.