Habitat

 

Le mieux est de construire avec des matériaux disponibles autour de soi...le plus possible.

 

Les Maisons en paille.

    (de forme et esthétique diverses et variées).

( d’après un résumé de   www.permaculturedesign.fr/construire-en-paille   )

Les principaux avantages de la construction en paille :

* Matériaux est très isolant (environ un R=6 pour 35cm coefficient de résistivité thermique)

très économique, accessible, possible de réaliser soi-même sa construction.

* Très écologique, et quand ce matériau arrive en fin de vie (un siècle ? deux siècles ?), il retourne naturellement à la terre.

* Une maison en paille est très saine (hors aménagement), si elle n’est constituée d’aucun autres matériaux toxiques. Seul l’équipement et l’aménagement apporte toujours son lot de toxiques (tubes pvc, gaines et réseau électrique, mobilier, revêtements synthétiques…)

* Matériaux disponibles sur tout le globe : la paille (de blé, de riz, de seigle, etc.), du bois, de la chaux, de la terre, et parfois des pierres. plus quelques matériaux industriels : verre, conduits électriques et plomberie.

* La construction en paille est moins couteuse, rapide et agréable à mettre en œuvre.

* Les murs sont perspirants: la paille fait circuler à travers elle les différents flux notamment l’humidité (maison vivante et non un espace confiné sans circulation des flux).

* Confort hiver comme été, et régulation de l’hygrométrie.

*La paille est un matériaux résistant au feu, en effet, une fois le mur enduit, il est privé d’oxygène ce qui ralentit la combustion de manière importante.

*La résistance au séisme est très satisfaisante du fait de la souplesse du matériau.

 

 

Quelques inconvénients de la construction en paille:

* Il faut faire attention à ne pas avoir d’humidité dans la paille, elle doit avoir de bonnes bottes (fondations et rupture de capillarités) et un bon chapeau (avancée de toiture).

* La construction paille est l’objet de nombreux préjugés : la paille n’attire en aucun cas les rongeurs ou autres nuisibles, la paille résiste mieux aux incendies que le béton armé (des tests sont disponibles sur Internet), bien conçue, elle reste en place bien plus longtemps que certains bâtiments en béton (les HLM des années 70 se font déjà démolir aujourd’hui), elle n’est pas un retour en arrière, bien au contraire, elle permet de nombreuses originalités architecturales, et va bien plus loin en matière de respect de l’environnement que le « développement durable » ou la norme Haute Qualité Environnementale.

* La paille est loin d’être démocratisée : il faut souvent se débrouiller pour trouver les matériaux et le soutien. Malgré cela, des règles professionnelles viennent de sortir mais il reste, beaucoup de travail à faire pour continuer à démocratiser le concept.

* Constructions limitées à 4 ou 5 étages (à moins de faire l’armature en bois,béton et en acier…), voir pas du tout avec la technique Nebraska.

 

 

Les techniques de construction en paille :

 

* La technique «  C.S.T » de Tom Rijven dite « cellule sous tension » :

Comprimer chaque botte de paille, verticalement et horizontalement, entre deux montants en bois et horizontalement entre deux contre-lattes fixées sur les montants, pour donner une grande solidité à l'ensemble du mur,

                                   

* La technique de Pascal Thépaud :

Cette technique consiste à placer des 5*15 verticaux de la largeur d’une botte -5cm, la botte est ensuite bloquée à plat dans ces montants puis le dernier rang sera compressé à l’aide d’un cric de voiture. Cette technique est surtout utilisée en plus d’une ossature bois type poteau-poutre.

 

* La technique du greb :

Il s’agit d’une technique Quebecquoise, qui se compose d’une double ossature légère composée exclusivement de section de bois de 10cm*4cm, qui comprend aussi la charpente, qui limite énormément les ponts thermiques et qui facilite la pose de l’enduit puisqu’il est coulé dans un coffrage qui se trouve fixé à l’ossature légère.

* La technique Nebraska ou la construction en paille porteuse :

Il s’agit d’empiler des ballots sur une lisse basse (au préalable isolée de toutes remontées d’humidités) à la facon d’un mur de briques et de fermer le haut du mur par une lisse haute. Les murs seront ensuite comprimés à l’aide de sangle ce qui leur apportera une rigidité et une solidité à toute épreuves. Enfin la charpente est posée sur ce mur.

 

 

Petite Maison en paille autonome :

 

La maison autonome et l'écohameau du Ruisseau.

Toutes les infos pour se former et apprendre à construire votre maison autonome (à partir de 10 000€) sur leur site web :

heol2.org/ 

 

 

 

La Maison Bulle en voile de béton projeté :

(un compromis pas complètement écologique ni fait en matériaux locaux, mais qui se construit avec beaucoup moins de béton qu'une maison standard de même surface).

Ferraillage de la forme, pose du lattis, projection du voile de béton (8 à 10 cm d'épaisseur) …(d’après les architectes Pascal Hausermann et Antti Lovag).

La Maison Bulle semi-enterrée (avec système bioclimatique PAHS: la terre réchauffe la maison en hivers) de P. Delage.

Economique à construire,

Accessible, possible de réaliser soi-même sa construction,

Résistance au séisme,

Beaucoup moins de béton utilisé,

Economie d’énergie, maison passive,

Intégrée au paysage,

    stage de Formation à la construction de maison Bulle.

            Voici une video de présentation du stage de Formation à la construction de maison Bulle

            (en voile de béton projeté + système bioclimatique P.A.H.S ) que vous pouvez faire

            avec P. Delage sur son chantier en cours :

vimeo.com/189528653

                    Plus d'infos sur : habitat-bulles.com/